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Alors voilà ! Une fois de plus, un appel du pied, ou de l'oeil c'est au choix. Voilà un nouveau site où l'on peut découvrir "Un soir parmi les autres". Voilà
un nouveau site où ces chers agents de la maison mère peuvent découvrir le premier chapitre et se demander comment ont-ils pu passer à côté.
Plus sérieusement, voilà un bon site complémentaire permettant de découvrir toutes sortes d'écrits et de les consulter gratuitement.
Merci Alain Jamot pour ce conseil avisé.
Juste une phrase, juste un titre et tout est dit puisqu'il n'y a rien à dire de plus, qu'il ne le mérite pas, que ça ne
sert de toute façon à rien, qu'il poursuivra son massacre, qu'il continuera d'acheter de l'encre, de nourrir et d'user sa plume en écoutant de la musique et en disant cela face caméra comme une
vérité absolue et ringarde à souhait, qu'il continuera aussi, et surtout, à toucher les gens qui n'ont rien demandé à personne et c'est bien là qu'est le problème, que quoi que je dise et quoi
que je fasse Bernard Werber continuera d' "exercer" ce "métier" d' "écrivain" qui est le sien et que je veux bien lui laisser puisque pour en arriver là je ne suis prêt
à faire ce qu'il fait, prêt à aucune concession, à aucun compromis, puisque je refuse d'écrire "L'ultime secret" et que, même si je m'autorisais ce dérapage artistique, cette mascarade
littéraire, ma plume s'y refuserait, elle, préférant de loin le suicide immédiat à l'écriture nauséuse et dangereuse de ce livre.
Bernard Werber m'a tué et rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume aurait alors pu, en un bref élan de courage et d'abnégation, par un simple craquement, une simple
brisure, un parfait asséchement de son métal, un vrai et pur et bel arrêt d'alimentation ; rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume, à l'instant de noircir bêtement la toute
première page de ce roman de gare qui ne peut et ne doit pas être considéré comme un roman et qui ne saurait trouver sa place, si infime et ridicule soit-elle, dans la plus petite de nos gares ;
rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume aurait alors pu, de son propre chef, mettre un terme à tout ça, mettre un terme à tout cet énorme ça qui m'a retourné l'estomac, m'a
rendu malade, m'a couché au sol et m'a laissé là, seul et sans armure, sans défenses, seul à me geler les fesses sur le sol de cette ruelle, sombre et froide et glauque ruelle que représente la
lecture de "L'ultime secret" !
Alors voilà ! Pour moi, qui suis un auteur auto-édité, qui ne passe pas par la filière classique, qui doit faire seul ma
promo, ma pub, qui doit essayer de vendre - de me vendre - sans l'aide de personne ; pour moi, la rencontre avec un lecteur de "Un soir parmi les autres" s'apparente régulièrement à un repas de
famille, à un apéro entre amis, à une fête d'anniversaire. Ce fut le cas ce week-end.
Reste donc à déterminer si, lors de ce genre de soirée, après quelques verres et les langues qui osent enfin se délier ; reste à déterminer si la critique qui arrive à ce moment de la
soirée et qui vient d'une personne connue ; reste à déterminer si cette critique est objective, réfléchie, froide et juste, ou bien si cette critique n'est rien de tout cela, vient juste d'un
coeur trop sympa pour être franc, trop amical pour blesser malencontreusement cet ami qui se dit écrivain et qui ressemble à tout sauf à un écrivain.
Et bien force est de constater que oui. Du moins pour cette dernière critique, celle de cet anniversaire, celle émanant d'une jeune fille que je connais peut-être un peu moins que les
autres ; force est de constater que cette critique était tout sauf mièvre, tout sauf travaillée, tout sauf douce et lisse. Et c'est très bien ainsi.
Cette critique mettait en cause la lourdeur ou bien la non-progression d'un des deux personnages de mon livre. Et je n'ai pu dire le contraire. Cette discussion n'était pas animée, il n'y avait
aucune revendication, ni de sa part, ni de la mienne. Tout ceci n'était que pure constation, que pur ressenti et je n'ai pu qu'être d'accord avec elle. Tant que mon style n'était pas à un
obstacle à sa lecture, tant que mon histoire lui avait donné envie de lire ce livre jusqu'au bout, tout m'allait. Après...
Après, on peut se dire que de la part d'une fille, quoi de plus normal. C'est un peu réducteur, j'en conviens, mais sensé. De la part d'une fille, d'une trentenaire, la logique est
maintenue dans le fait que le personnage de Marion trouve plus facilement un écho en elle que celui de Vincent. Que la détermination de Marion la touche plus que le laisser-aller de Vincent, que
son aquoibonisme. Que son besoin d'aller de l'avant, de ne plus se faire avoir, de refuser le retour en arrière la conforte dans ses propres décisions de vie, dans ses propres choix de vie qui
sont ceux d'une jolie jeune fille, d'une jolie trentenaire.
Et puis... Et puis, rien ne m'a bousculé. De tout ce qu'elle m'a dit à propos de ce texte qui est le mien et qu'il ne faut absolument pas maltraiter, qu'il faut respecter comme un enfant
que j'aurais et que je protégerais envers et contre tous ; tout ce qu'elle a dit à propos de lui m'a semblé juste et - cerise sur le gâteau - justifié par elle.
Alors voilà peut-être la marque d'une vraie critique. Voilà peut-être la seule et unique manière de se rendre compte du niveau d'objectivité de ladite critique. Quoi qu'il soit dit, quel
que soit le degré de positif ou de négatif d'une critique, si rien de ce qui est dit ne vous oblige à sauter par dessus la table, à attraper la personne qui se permet de juger votre travail par
le col, à la faire tourner au-dessus de votre tête pour finir par la balancer négligemment dans la vitrine de ce bar que vous détestez à présent ; si aucune réaction de la sorte ne vous emporte à
la fin de son laïus, et bien... et bien c'est que celui-ci avait toutes les raisons d'exister et qu'en plus, vous êtes sur la bonne ; sur la voie de l'acceptation et de l'objectivité.
Félicitations...
Alors voilà ! Car c'est bien de cela dont il s'agit. Mon style propre, celui que je possède depuis des années et des années,
celui qui fait que l'on sait qui a écrit "Un soir parmi les autres", celui qui fait que l'on aime ou bien que l'on déteste "Un soir parmi les autres" ; c'est bien de cela dont il s'agit. Mon
style ( car j'en ai un et cela du moins j'en suis sûr ) ; mon style est lié à la répétition. Pas la simple et bête et inutile répétition qi n'apporte rien d'autre qu'un nombre plus élevé de
pages, qui ne sert à rien d'autre qu'au remplissage. Non, pas cette répétition-là. Mon style fait de répétition, permet avant tout au lecteur de prendre son temps, d'attrapper le ressenti du
personnage, de l'oublier tout au long d'une page, pour retomber dedans dès le début de la répétition lancé.
C'est donc cela qui fait mon style et c'est pour cela que l'écriture de mon deuxième roman prend tant de temps, que l'écriture de mon second roman prend tant de temps à se dessiner, à
s'immiscer, à apparaître, à se construire.
L'écriture de "Un soir parmi les autres" ne peut pas être décrite comme une écriture instinctive. Elle a été laborieuse, délicate, brutale et fatiguante, salvatrice et jouissive, bref,
elle a été. Seulement voilà...
Même si je sais que l'écriture de mon second livre sera laborieuse, délicate, brutale et fatiguante, salvatrice et jouissive, bref, qu'elle sera, encore faut-il éviter l'écueil du style et
de sa redondance. J'aime à savoir que les lecteurs reconnaissent ma patte, me reconnaissent à travers mes lignes mais voilà...! Il va me falloir m'éloigner de cette forme qui est là, présente en
moi et qui reviendra quoi que je fasse et quoi que je dise. Il va me falloir m'éloigner gentiment de cette forme ancrée en moi pour me consacrer d'avantage au fond qui lui, est loin d'être
ancré en moi. A peine amaré, vite fait, à l'aide d'un bout un peu trop vieux, un peu trop usé, élimé, prêt à céder sous l'assaut gentillet de la moindre vaguelette.
Alors voilà ! Mon style fait de répétition est en moi, l'a toujours été et je sais que même en le laissant de côté pour un moment, il reviendra facilement, sans lutter, sans forcer et
c'est très bien. Donc, m'atarder sur le fond que je ne maîtrise pas et tout devrait aller mieux, tout devrait être plus simple, tout devrait être, à priori...
Et comme me disait mon illustre professeur de théâtre aux cours FLORENT : "Ne jamais négliger l'état !"
Je vais tenter de ne pas le négliger, de ne pas en faire abstraction et tout devrait rouler, et Simon devrait prendre forme, et Margot aussi
et ce travail triste et gris au sein duquel ils doivent se découvrir, devrait prendre forme et rouler.
Devrait...
Alors voilà ! Une nouvelle adresse de maison d'édition et ma main qui tremble, et mon rythme cardiaque qui s'emballe, et le
fol espoir d'être enfin édité de manière conventionnelle qui revient, rapidement, au galop, au triple galop, sûr qu'il ne devait pas être bien loin tant son retour est rapide. Alors voilà! Ca y
est ! De retour, l'espoir redonne l'envie, et l'envie redonne le goût du travail fait et bien fait.
Laissé un peu de côté depuis quelques semaines, mon livre me revient en plein et l'envie que d'autres le découvrent me démange à nouveau.
Alors n'hésitez plus ! Le cercle n'est pas réservé, il n'y a pas de salon VIP, bien au contraire, et plus vous serez nombreux, plus vous laisserez de commentaires sur le style, sur
l'histoire, sur ce livre ; plus vous laisserez de commentaires, plus je pourrais progresser et plus le second s'approchera du but.
Alors voilà ! Si vous préférez patienter, patientez. Sous peu, les éditions de La table ronde vont répondre positivement à l'envoi du manuscrit et sous peu, vous pourrez tranquillement
entrer dans n'importe quelle librairie et demander au gentil libraire quel est son coup de coeur pour cette saison et sous peu, le gentil libraire vous parlera d'un petit livre, d'un premier
livre d'un jeune auteur parfaitement inconnu mais plein d'un talent littéraire extraordinaire, et sous peu, ce gentil libraire vous mettra entre les mains ce petit livre de 167 pages, mon premier
livre de 167 pages ; sous peu, vous passerez à la caisse de cette librairie et le gentil libraire vous demandera si vous voulez un sac et vous répondrez oui et sous peu, ce gentil libraire
glissera dans ce sac en papier recyclable un exemplaire de "Un soir parmi les autres" et voilà !
Sous peu...
Alors, patience...
Alors voilà ! La voilà ! Voilà la question pertinente et obligatoire. Et une fois son bureau rangé... Est-ce le plus dur qui arrive, le plus insupportable,
la déchirure et le chaos et la sueur qui s'écoule lentement, sûrement, froidement à la vue de cet espace vierge, grand, de plus en plus vierge, de plus en plus grand et qu'il va falloir combler à
l'aide d'une première feuille, d'une première page blanche qui, nous l'espérons, ne le restera pas, ou pas trop longtemps et qui donnera naissance à d'autres, de nombreuses autres jusqu'à, de
noveau, envahir et polluer le gigantesque plateau de ce bureau ?
Ou bien est-ce le désir, une fois son bureau rangé ? Est-ce le désir et donc le plaisir, la joie du travail, du labeur, le sentiment d'être à sa place et la fête que l'on se permet de
faire au premier mot couché sur le papier, à ce premier mot, minable par essence, utile mais minable, moins bon que le suivant, lui-même nettement plus débile que ceux qui suivront ?
Ouais ! Perso, j'opte aujourd'hui pour la deuxième solution et demain... Demain est un autre jour et c'est très bien ainsi et c'est pour ça qu'on l'aime... Ce métier d'écrivain qui n'en
est pas vraiment un et c'est très bien ainsi, c'est pour ça qu'on l'aime... Ce métier d'écrivain.
Alors voilà ! Après tout ce temps passé loin de toi, je reviens. Je reviens pas pour très longtemps, pas pour dire la chose la
plus extraordinaire qui soit, pas non plus pour te dire que toi et moi sommes célèbres mais je reviens, quand même. Je reviens et c'est déjà pas mal. Après... Après, je ne sais pas bien.
Peut-être dire à ceux qui ont lu ou vont lire ces lignes que je n'ai pas baissé les bras... Peut-être aussi leur dire que j'écris, quoi que j'en dise, que j'écris, que j'ai un mal de chien à
aligner trois phrases convenables, que j'ai un mal de chien à me projeter vers ton second toi ( le plus difficile à ce qu'il paraît ) mais que j'écris, quand même. Que j'écris et c'est déjà pas
mal.
Pour en revenir à toi et à tes ventes, je profite de me remettre à l'écriture de ce blog pour remercier chaleureusement les 49 acheteurs de toi, les 49 acheteurs de "Un soir parmi les
autres". Bien-sûr, il y a la famille. Bien-sûr, il y a les amis et bien-sûr, il y a les amis de la famille, mais pas que. Il y a aussi ce restaurateur qui habite en Guadeloupe et que je ne
connais ni d'Eve ni d'Adam. Il y a lui et il y a ... LUI ! Merci à toi, ami.
Allez les gars ! Plus qu'un acheté et j'atteins la barre fixée au début de cette aventure. 50 livres vendus. Voilà quelle était mon ambition. Avouez que ce n'est pas démesuré. Avouez que
ce n'était pas "too much"!
Alors voilà! Aujourd'hui, le temps de la réflexion doit enfin laissé sa place à celui de l'action. C'est décidé ! Ce soir, je range ce bureau qui est le mien et qui ne ressemble plus à
grand chose depuis quelques semaines déjà. Ce soir, je range mon bureau, sors cette foutue page blanche, ce stylo que j'adore et qui est le mien, et je couche sur ce papier tout ce qui embrume et
martele mon esprit depuis plusieurs semaines. C'est décidé. Ce soir ou jamais. Et comme on dit... Ne jamais dire...
Vivement demain !
Parce que oui, bien-sûr que les idées sont là, que les idées trottent dans ma tête, que mon cerveau entre en ébullition extrêmement souvent et ce depuis mon
plus jeune âge ; bien-sûr que mon esprit est plein d'histoires, toutes plus différentes les unes des autres ; bien-sûr que j'ai des sujets d'écritures pour des vies et des vies, seulement voilà !
Pour que ces idées prennent corps, pour que ces histoires parviennent à effectuer leur transhumance devant les conduire de mon cerveau jusqu'à la feuille blanche, en passant par ma main et la
plume de mon stylo, il n'y a pas un pas, il n'y a pas un fossé... C'est un effroyable abîme qui sépare le haut de mon corps du bout de mes doigts. Et cet abîme, je le redécouvre à chaque nouveau
projet, à chaque lancement de travail.
Par exemple : Depuis quelques jours, je me suis de nouveau mis au travail, je suis " entré en écriture " et la surprise qui fut la mienne à la vue de cet abîme m'a afligé. Comment, depuis
tout le temps que je pratique ; comment suis-je encore surpris de ce trou gigantesque ( un peu plus à chaque fois ) ; comment et pourquoi ne suis-je pas habitué, enfin habitué à la dureté de
cette tâche ?
Alors voilà ! Je crois bien que je ne m'y ferai jamais, que je serai éternellement surpris et que ma mémoire effacera éternellement ce fameux instant où, mon esprit en ébullition et
ma plume à la main, je m'attelle à l'ouvrage, effrayé par l'ampleur de la tâche, paralysé par l'effort à venir, heureux aussi de savoir qu'à un moment ou un autre, je regarderai ce gouffre, cet
abîme infranchissable et que je le regarderai de l'autre côté, un peu de trois-quart, comme on regarde un danger que l'on vient d'éviter dans son rétro, le sourire aux lèvres, les battements de
son coeur se calmant, heureux et fier d'avoir pu, une nouvelle fois, traverser !