Mercredi 20 février 2008

  Alors voilà ! Cet endroit devait être le tien ; cet endroit ne devait être qu'à toi, que pour toi cher petit livre ; cet espace devait être ton espace et voilà que je m'immisce, que je m'introduis, que j'empiète sur te plates-bandes. 

  Pour être tout à fait franc, tu n'as rien à dire à cela, pas la moindre opposition à faire puisque sans moi... tu ne serais pas là, fier et heureux comme un pape que de parfaits inconnus te rendent visites et te découvrent. Sans moi, pas la moindre trace de toi, voilà pourquoi tu n'as pas ton mot à dire dans ce dérapage, ce changement de cap. 

  DONC ! Légère inclinaison et je glisse de toi jusqu'à moi ; je glisse de mes mots, sur et pour toi, à ces mots, sur et pour moi. 

  Ne fais pas ta tête de petit garçon boudeur.Tu restes et resteras le fil conducteur de ce blog, le fil rouge, le fil d'ariane ( si Caubère me lisait...). Je reviendrai régulièrement vers toi puisque je souhaite avant toutes choses que les gens lisent tes pages remplies de mes mots. Seulement, voilà ! Moi aussi, j'ai besoin de m'exprimer. Moi ausi, je veux que l'on me découvre, que l'on découvre mon style, que l'on découvre mon travail. Et mon travail, à présent, a pris une autre direction que la tienne. A présent, mon travail est en route et si tout se passe bien, de ce travail naîtra un autre livre, un autre toi, mieux ou moins bien, je ne le saurais que bien plus tard.

  Bien-sûr, il n'aura pas ta saveur, la saveur que j'ai eu lorsque j'ai apposé le point final à cette histoire d'amour au bas de ta dernière page ; cette saveur toute particulière, mélange de fierté, de soulagement, de devoir accompli. Ce nouveau travail sera un peu mon bébé, mais ne sera pas le premier, celui que tout le monde attend, celui que tout le monde découvre et observe avec surprise, sans y avoir été préparé, sans même avoir été prévenu. Mais ce nouveau toi doit, pour le moment, accaparer toute mon attention et voilà pourquoi j'ai besoin d'écrire son avancée en te mettant légèrement de côté.

  Ne pleure pas, ne boude pas. J'écris et c'est bien de cela que tu es né. J'écris et réjouis-toi. Sous peu, cher livre, la famille va s'agrandir. Sous peu, je pourrais avec joie te présenter ton petit frère, te le coller entre tes bras et sous peu, vous pourrez faire connaissance. Alors ne pleure pas, ne boude pas. Patiente, juste. Patiente !

 

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour - Communauté : les auto-édités
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Mardi 19 février 2008

 

  Sur les conseils avisés de Mamirène, voilà la bannière de mon livre en bon état de marche ( Hope so !!! ). Cliquez dessus pour voir la page de présentation du livre. Le livre Un soir parmi les autres
Par Greg - Communauté : les auto-édités
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Mardi 19 février 2008

  Ben ouais, quoi ! Tout ce qui arrive à ce texte, ce n'est que du bonheur. Alors mon grand, il va falloir arrêter un petit peu de te plaindre et prendre les bonnes choses pour ce qu'elles sont : des bonnes choses et rien que des bonnes choses ! La technique du verre à moitié-vide a assez duré. Il y a encore quelques semaines, tu pleurais sur ton sort parce qu'aucune maison d'édition ne voulait de ton texte. Or, aujourd'hui, ton texte est publié, en vrai comme un vrai livre, pas mal de personnes l'ont déjà eu entre les mains et il n'en est encore qu'au début de sa vie. Alors...?

  Alors, tout ça n'est que du bonheur et il serait grand temps que tu ouvres un peu les yeux et que tu profites de ce qui arrive. Combat fermement cette impatience dont rien de bon ne découle. Combat férocement cette impatience et apprécie les choses à leur juste valeur. Carpe Diem !

  Aujourd'hui est un grand jour et sois sûr que demain le sera encore plus. Ecoute, apprends et profite. Surtout, PROFITE !!! 

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour - Communauté : les auto-édités
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Mardi 19 février 2008
Voici un extrait du chap.6 de " Un soir parmi les autres "



   Alors voilà ! Le silence. Sur ce quai désert, toi assis et moi debout face à toi, notre rame est partie, laissant le silence envahir cet espace que je ne connais pas ; laissant le silence envahir ce quai que je n’avais jamais vu jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce soir. Notre rame est partie, emportant avec elle tous mes poids morts, libérant mon corps et désormais, je me retrouve debout face à toi et légère ; debout face à toi et sereine. Notre rame est partie mais nos sourires demeurent. Mon sourire demeure et si je pouvais contempler mon visage dans le reflet d’un quelconque miroir, sûre qu’il me serait aisé de constater que ce sourire fait plaisir à voir. Alors, profitons… Je ne suis toujours pas plus avancée, je n’en sais toujours pas plus quant au devenir de nous et de notre nuit mais cela n’a plus grande importance. Nous sommes là et c’est déjà pas mal. Je m’accroupis face à toi et pose mes deux mains en appui sur tes genoux. Je n’ai plus peur, Vincent. Cela peut paraître bête et enfantin mais c’est pourtant la vérité. Là, je n’ai plus peur. Je n’ai même plus mal. Je suis une adulte et ce qui est fait est fait. Quoi que je dise et quoi que je fasse, rien ne nous permettra de repartir d’où nous venons, de faire ce fichu bon en arrière et dans le temps. Rien ne nous permettra de revenir dix ans plus tôt, sur cette place en plein cœur de Paris et de changer la donne. Rien ! Ni volonté, ni prière, ni rame de métro ni rien. A présent, je suis lucide, Vincent. Je sais cela et je sais aussi que notre histoire ne s’est pas jouée à cet instant, que notre histoire avait rapidement perdu de son éclat, que nous avions lutté, que nous nous étions acharnés mais que c’était couru d’avance. Je suis lucide et je sais que la peur de l’échec et de la solitude m’avait de nombreuses fois empêchée de dire stop, de mettre un terme à toute cette souffrance. Je suis lucide et je sais que j’ai été lâche. Lâche au point de t’en vouloir pour m’avoir abandonnée, pour m’avoir plantée là, seule au milieu de cette cohue de touriste, seule au soleil de mai. A présent et sur ce quai, je suis lucide, Vincent. Je t’ai aimé comme personne et je t’aime encore. Mais ce n’est pas si simple. Ou plutôt si, c’est si simple que ça. Tu fais partie de moi et jusqu’à ce soir, j’étais parvenue à me persuader qu’il n’y aurait personne après toi, que tu avais été le seul et véritable et que par conséquent, tu demeurerais le seul et véritable et pour toujours. Mais notre rame est partie. Notre rame est partie, emportant avec elle un peu de ma noirceur et un peu de mes peurs. Notre rame est partie et je décide de profiter de nos retrouvailles ; d’en profiter pleinement. Ce qui est fait est fait. Mon avenir n’est pas tracé, il ne peut pas l’être. Pas après ce soir. Mon futur ne sera plus conditionné puisque notre rame est partie, que ce qui est fait est fait ; puisque tu continues de sourire et que je me redresse lentement, que je glisse mon bras gauche autour de ton cou et que tes cuisses supportent désormais et sans fléchir le nouveau poids de mon nouveau corps libéré. Tu ne dis rien. Tu ne dis rien et profites, simplement. Je le vois dans tes yeux. Presque machinalement, ma main s’écarte de ton épaule pour se poser au milieu de ta tignasse faussement rebelle. Tu ne dis rien et profites, simplement. A présent, tes yeux sont clos et si je continue de caresser tes cheveux, je vais bientôt pouvoir t’entendre ronronner comme un gros chat tant le geste que je fais t’a toujours apaisé et t’apaise encore. Tout est logique. Tout cet instant et toute cette nuit ; tout est logique. Toi assis sur le fauteuil bleu de ce quai désert et moi, assise sur tes genoux et ma main dans tes cheveux. Logique. Toi, les yeux clos, au comble de l’apaisement et moi qui approche délicatement mes lèvres de ton front pour y déposer le plus tendre des baisers. Logique. Toi qui souffle doucement que tu n’échangerais ta place pour rien au monde, que tu aimerais que cette seconde dure toute la vie et moi qui approche à présent mes lèvres de ton oreille, qui permet à ces lèvres de s’entrouvrir, laissant sortir tous les mots qu’une jeune femme est capable de dire à l’oreille de son seul et véritable amour lorsqu’elle ne l’a pas revu depuis dix ans et qu’elle se retrouve sur un quai désert et assise sur ses genoux. Logique ! Plus de larmes, Vincent. Plus de larmes et plus de colère et plus de rancœur et plus de passé. Je continue de murmurer à ton oreille et je sens ton corps se détendre au fur et à mesure de mes phrases. Voilà bien où nous en sommes, jeune homme. Voilà exactement où nous en sommes et voilà bien la seule certitude du moment. Pour le reste… Pour le reste, tu décides d’intervenir. Tu décides qu’il est temps et qu’à présent, c’est à toi de jouer. Puisque de mon côté tout est clair ; puisqu’il n’y a plus d’ambiguïté quant à notre passé puisqu’il n’y a plus de passé, tu décides que c’est à toi de prendre le jeu à ton compte ; que c’est à toi d’en dicter les règles, les nouvelles règles et que cette solution te convient parfaitement. Tes yeux sont maintenant grand ouverts. Tes yeux sont grand ouverts, brillent et semblent déterminés à l’accomplissement de leur destin. Je n’ai plus qu’à me laisser gentiment glisser le long de tes cuisses jusqu’à reprendre contact avec le sol. Je n’ai plus qu’à attendre debout que ton corps se dresse, bien droit et immobile à côté de mon corps. Je n’ai plus qu’à laisser ta main s’emparer de la mienne, plus qu’à emboîter ton pas rapide et résolu. Je n’ai plus qu’à te suivre, presque en courant. Je n’ai plus qu’à grimper deux à deux les marches de l’escalier nous conduisant vers la sortie de ce monde souterrain, nous ramenant jusqu’à la surface, jusqu’à l’air libre où le froid et le vent nous saisissent violemment et stoppent d’un coup notre course. Là, côte à côte en haut de cet escalier, la lune éclaire faiblement les alentours et je ne sais absolument pas où nous nous trouvons. Je ne sais rien du lieu où nous sommes mais la flamme dans tes yeux n’a pas baissé en intensité, au contraire. Tu sembles plus déterminé que jamais. Après cette courte pause due aux conditions hivernales, tu reprends ta course, serrant toujours fermement ma main dans la tienne, m’entraînant dans un dédale de rues plus sombres et désertes les unes que les autres. Je ne peux plus articuler. Je ne peux même pas te demander la destination vers laquelle tu m’entraînes, le nom de l’endroit où notre course doit prendre fin tant le froid assèche et colle mes lèvres ensemble. A la fin d’une ruelle, résignée, je m’apprête à enchaîner, à replonger dans l’obscurité d’une autre ruelle et d’une autre encore mais tes jambes cessent de courir passant de la course à la marche rapide, de la marche rapide au pas lent, du pas lent à l’arrêt ferme et définitif, à l’arrêt face à cette végétation qui n’est autre qu’une haie, que la haie fournie et impénétrable d’un quelconque jardin qui ne me rappelle rien.
 
   Non, jeune homme ! Certainement pas. Je vais d’abord reprendre mon souffle, permettre à mon rythme cardiaque de se calmer et nous allons poursuivre gentiment notre ballade, trouver peut-être un endroit accueillant et chaud au sein duquel nous pourront peut-être commander un café si la machine fonctionne encore et c’est tout. Voilà ce que nous allons faire. Non, jeune homme ! Il est parfaitement impensable que je te suive à travers ces buissons, à travers cette haie juste pour voir à quel point ce parc est beau la nuit, à quel point ce parc est magique lorsqu’on est seul à l’intérieur. Certainement pas ! Il n’y a même pas de trou pour traverser. Il n’y a pas de trou mais il doit certainement y avoir un garde, peut-être même plusieurs et de toute façon la réponse est non. N’insiste pas ! Rien à faire… Tu n’entends pas mes protestations. Tu reprends ta marche et longe un peu la haie, cherchant apparemment quelque chose, poursuivant ta marche et t’arrêtant enfin près d’une grosse et vieille branche sans épines ; grosse et vieille branche qui dépasse et qui semble être ton repère. Non, Vincent ! Si je marche jusqu’à toi et jusqu’à cette branche, c’est simplement pour ne pas rester seule et dans le noir, plantée sur ce trottoir pendant que mon seul et véritable amour joue les aventuriers. Non, Vincent ! Ce n’est pas parce que tu pousses cette fameuse branche sur le côté, dévoilant ainsi un espace, une petite ouverture dans laquelle seul un enfant pourrait se glisser et que tu y engages ta jambe droite que je vais t’accompagner. Certainement pas ! Non, Vincent. Ce n’est pas parce que, à présent et de l’autre côté de la haie, tu me tends la main pour m’aider à franchir l’obstacle, pour m’inviter à te rejoindre que je vais te suivre. Non, Vincent. Certainement pas !
 
   Alors voilà ! Les branches épineuses fouettant mon visage, les pieds marchant sur je ne sais quoi et ma main bien au chaud dans la sienne, je râle pour la forme mais au cœur de cette haie comme au cœur de cette nuit, mon sourire fait plaisir à voir.   
 
 
 
 
 
Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Lundi 18 février 2008

  Alors voilà ! Je me lève tôt, vers 5h00, et j'ai l'impression que tout est possible, que mon livre est le meilleur du monde, qu'aujourd'hui je vais en vendre des tas et que tout va marcher comme sur des roulettes. Et puis... Et puis il est 15h00 et là c'est le gouffre, la froide réalité et je me dis que personne ne trouvera jamais mon livre dans une librairie, que ce livre n'est pas le meilleur, que je n'y arriverai peut-être jamais et qu'il me faut raison garder. Je m'en veux, en veux au monde entier et pique une colère. Et puis, il est 20h00 et je relativise. Effectivement, mon livre n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre mais il est loin d'être médiocre. Et si je n'arrive pas à le faire publier par la filière classique, ce n'est pas bien grave. Si ce n'est pas celui-là, ça sera un autre. Si ce n'est pas maintenant, ça sera plus tard. L'important n'est pas de savoir quand ni comment. Limportant est d'être prêt. Et ça, je le suis.

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour - Communauté : les auto-édités
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Lundi 18 février 2008

  Houlà !!! Et oui, voilà le vrai cri du coeur, la vérité vraie, l'aveu d'impuissance d'un jeune auteur auto-édité. Non pas que je crache dans la soupe, loin de là. Je suis plus que satisfait d'avoir trouvé le moyen d'éditer mon livre, de pouvoir le vendre et de savoir que plusieurs personnes l'ont découvert. Seulement voilà ! Je ne pense pas être hypocrite en disant que cette auto-édition ressemble à la roue de secours ( voire la galette de secours ) qui permet aux gens comme nous de tenir le coup, de ne pas baisser les bras, de s'accrocher encore un peu à ce rêve d'écriture. Bien-sûr, je ne parle qu'en mon nom et qu'en ma "qualité" d'éternel insatisfait. Mais ce n'est pas ce dont je rêve.

  Je ne veux pas écrire et travailler à côté pour payer mon loyer et mes factures. Je ne veux pas écrire dans la rubrique passion de mon C.V : Ecriture. Je ne veux pas écrire quand le temps s'offre à moi, quand les obligations de la vie me laissent un peu de répit. Je ne veux pas que le temps décide l'heure à laquelle je peux m'ateler à mon écriture. Je veux être maître de ça, pouvoir décider moi-même de l'instant où j'ôte le capuchon de mon stylo. je ne veux faire que ça, en somme ! Je veux écrire et juste écrire.

  Et que l'on ne s'y méprenne pas. Je ne me plains pas. Je n'agis pas en petit enfant capricieux. Je dis juste que l'auto-édition ne me suffit pas et je ne crois pas que cete vérité avouée doive passer pour caprice, forfanterie ou prétention. Je veux que l'on me paie pour écrire et être débarrassé complètement des soucis financiers pour ne me consacrer qu'à ça. Pour moi, l'auto-édition représente la ligue 2 de la littérature et moi, je veux jouer la ligue des champions et la gagner.

  Alors voilà ! Je veux être chez Gallimard, signer chez Gallimard et sortir de mon lit le matin pour écrire, non pas pour gagner le moyen de vivre décement.

  Une dernière chose. Il est fort probable aussi que je ne sois, actuellement, qu'au niveau de la L2. Il est fort probable qu'un entraînement intensif et douloureux soit nécessaire avant d'accéder au niveau supérieur, mais c'est ce dont je rêve et ce pourquoi je vais me battre. Je ne vais pas user mes forces à tenter de faire du battage autour de mon premier livre. Je ne souhaite pas écumer les salons du livre afin de vendre cinq exemplaires que j'aurai acheté moi-même. Je vais donc lui laisser vivre sa vie tranquillement, gentiment et poursuivre de mon côté ce travail d'écriture que je commence seulement à cerner.

  Je veux être chez Gallimard et à bien y réfléchir, il n'y a pas de rêve honteux. Il ne doit y avoir que du travail et toujours du travail afin d'espérer le réaliser, ce rêve. J'y arriverai. Cela du moins j'en suis sûr.

  J'y arriverai !

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour - Communauté : les auto-édités
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Vendredi 15 février 2008

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  Je viens de m'inscrire au sein d'une communauté ( les auto-édités ). Enfin, je viens de poser ma candidature, pour être tout à fait exact, et voilà bien une preuve de bonne foi et de volonté de bien faire de ma part. Je sais que j'ai toujours été réfractaire vis-à-vis de la technologie ( certainement parce que je ne suis pas doué, que je n'y comprends pas grand-chose aussi ) mais voilà, ce n'est pas en restant mes fesses vissées à ma chaise et mes yeux vissés à l'écran de mon ordinateur que les choses vont évoluer. Definitly not ! 

  Je souhaite que d'autres personnes que mes amis proches ou lointains et que ma famille découvrent mon livre. Je n'ai pas franchi le cap, décidé de l'éditer et d'enfin pouvoir toucher l'objet livre ; je ne me suis pas lancé dans cette aventure, jeté à l'eau pour baisser les bras dès les premiers obstacles, dès les premières embûches. Non, jeune homme ! Pas déjà, pas encore.

  J'espère juste que cette communauté ( à laquelle je n'appartiens pas encore mais bientôt...) ; j'espère juste que les personnes qui forment cette communauté pourront m'être d'une aide précieuse dans ma volonté de faire découvrir ce texte que j'aime ( il faut bien dire les choses comme elles sont ) en qui je crois et pour lequel seul un sentiment de fierté, de travail accompli et d'achèvement me vient à l'esprit au moment de décrire ce que je ressens pour lui.

  Pour les retardataires, voici le lien grâce auquel vous pourrez directement tomber sur la page de résentation de " Un soir parmi les autres ".

  A très vite. 


www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&id=1343

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour
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Vendredi 15 février 2008

  Alors voilà ! Juste le temps d'une pause, juste quelques jours, juste le temps d'une respiration et je suis de retour. Ce blog est agréable puisqu'il me permet d'écrire tout et n'importe quoi, sans soucis de style, de mise en page, de vraisemblance. Tout le contraire des livres et c'est tant mieux. Seulement voilà, qu'en faire ? C'est bien de pouvoir écrire ce que je veux mais ce blog n'a pas vocation de journal intime. Je n'en a jamais eu ( malgré quelques tentatives rapidement avortées ) et n'en aurais probablement jamais. Alors ???

  Alors, peut-être ce blog juste pour écrire et que cette écriture soulage ; peut-être ce blog juste pour enchaîner les mots, que ces mots deviennent phrases et que ces phrases ne deviennent pas forcément quelque chose. Voilà la belle liberté. 

  Et puis, pour être tout à fait franc, ce blog aussi et surtout dans l'espoir que quelqu'un le lise et découvre l'extrait de mon premier livre. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Faire découvrir et vendre mon tout premier livre ( allez, encore une fois : Thebookedition.com ) voilà bien le but premier de ce blog. Après... Après, écrire pour écrire, je n'en ai jamais ressenti le besoin. Je le fais, bien-sûr. J'écris juste comme ça lorsque je suis en recherche, lorsque j'entame un nouveau travail, lorsque je sais qu'il me faut m'échauffer et que cet échauffement ne sera jamais productif, que de cet échauffement ne naîtra rien de constructif, de palpable mais que comme tout sportif ou musicien, il me faut m'entraîner, faire mes gammes et que sans cet entraînement, la suite ne viendra pas. Mais je déteste ce moment, lorsqu'après un travail fini et une pause méritée dans ma production littéraire, les premiers mots que je couche sur le papier sont bêtes, inutiles, maladroits et dénués de tout sens et de toute pertinence. Le style est là, bien-sûr. Le style est là, l'envie aussi peut-etre, mais rien de bon ou d'exploitable ne sort de ma plume. Alors, la patience... Une fois cette épreuve gentiment endurée, une fois ce purgatoire franchi, les mots deviennent vrais, ont un sens et l'histoire prend forme. Seulement voilà : La patience n'est pas une vertu que je possède, d'où la douleur qui est la mienne au moment de reprendre ce fichu stylo, au moment de me remettre au travail .

  Bref ! Tout ça pour dire que l'échauffement a commencé. J'ai repris le chemin de l'entraînement, déçu de ne pouvoir faire autrement, mais bien décidé à ne pas me faire avoir, pas encore ; bien décidé à franchir ce cap avec entrain, prêt à ramer copieusement et le temps nécessaire, jusqu'à entrapercevoir la lumière, le bout du tunnel, la première phrase qui ne sera certainement pas bonne, pas tout à fait formée, pas utilisable en l'état mais qui sera la première phrase de mon prochain livre et dont je pourrai dire : Allez, toi, je te garde !

Par Greg - Publié dans : Pensées du jour
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Vendredi 8 février 2008
Bon d'accord ! Le coup de l'extrait avec simplement la page de garde d'affichée... j'avoue que c'était peut-etre un peu limite. Donc ! Pour me faire pardonner, voici en exclusivité mondiale le premier et véritable extrait tiré tout droit du roman de l'année. Profitez-en bien. Si ce bout de texte ( c'est toujours super délicat à choisir un extrait. Si, si. Je vous assure ) ; si ce bout de texte vous met l'eau à la bouche - et c'est le but, non ? ; si ce bout de texte vous donne l'envie de voir plus loin, de le découvrir pleinement, n'hésitez pas. Vous pourrez le trouver dans son intégralité sur Thebookeditoin.com.

  Promis, c'est la dernière fois que j'écris le nom du site surlequel on peut acheter mon livre. J'ai la vilaine impression que mon statut d'auteur est en train de céder la place à celui de vrp et ce n'est pas pour me donner le sourire. Bref ! Bonne lecture et à très vite sur Thebookedition.com ( T'avais pas dis que tu n'écrirais plus le nom du site ?????????? )



Extrait du 1er chapitre de " Un soir parmi les autres " :



  Là, dans cette rue, mon corps se dresse, immobile, ne comprenant que moyennement ce qui lui arrive mais sûr d’une chose. Je suis sûr de cette chose. Je suis sûr qu’à cette heure et en ce lieu, mon plan ; ce plan si parfaitement travaillé, si minutieusement orchestré ; mon plan n’a pu aboutir. Là, dans cette rue, dans ce froid, dans ce presque rien, je laisse mon corps à ses tremblements dans le noir de ce soir qui ne devait être qu’un soir parmi les autres.
 
  Réfléchis ! Réfléchis ! Que vas-tu faire, à présent ? Quels choix s’offrent à toi ? Quelle peut être l’autre, la meilleure ? Quelle doit être l’autre solution, la meilleure solution maintenant que ta fuite est réalisée ? Cesse de trembler ! Que pouvais-tu faire d’autre ? Que pouvais-tu faire d’autre face à ce visage, face à ce fantôme que tu avais oublié et qui t’a souri le plus naturellement du monde ? Réfléchis ! Ta fuite à présent réalisée, il te faut reprendre le dessus, remettre tout en ordre et reprendre le dessus. S’il te plaît… Cesse de trembler ! Cesse de trembler et réfléchis. Réfléchis !
 
  D’abord, me couvrir. J’ai beau ne pas tout à fait réaliser les enjeux de cette situation, je me gèle. D’abord, me couvrir. Puis marcher. Qui sait ? Peut-être qu’en marchant, affrontant le froid et ses morsures, le col relevé et les mains bien au fond des poches, tout cela va disparaître. Je n’y crois pas une seconde mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais qu’il me sera désormais parfaitement impossible d’oublier cet instant, d’oublier ce sourire mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais que les jours à venir vont m’être particulièrement détestables, que je me prépare à plonger dans un abîme de nostalgie, dans un abîme de mélancolie mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais que mon esprit fait déjà le tri, prêt à me proposer toutes les images ayant lien avec cet instant, avec ce sourire ; toutes ces images que j’avais mis dix ans à enfouir au plus profond de mon être. Je sais que ces images ne seront plus longues à remonter à la surface, traînant dans leur sillage un cortège de douleurs passées et je sais que les jours à venir vont m’être particulièrement détestables. Je sais tellement tout ça, j’en suis tellement conscient que d’un coup et sans leur en avoir donné l’ordre, mes pieds débrayent, cessent leur travail de marche en avant. Je suis immobile. Là, seul et à l’arrêt dans cette rue presque déserte, tout se calme et moi aussi. Mon cœur se calme et moi aussi. Mes tremblements se calment et moi aussi. Je sais qu’il est inutile de rêver, mais sérieusement… A un verre près ! Si tu m’avais accordé, ne seraient-ce que dix minutes… Si tu ne m’étais apparue ne seraient-ce que dix minutes plus tard, j’aurais eu le temps d’achever ce plan qui semblait si parfait. Alors oui, dix minutes plus tard, j’aurais tout de même croisé ton regard. Oui, notre reconnaissance aurait été réciproque et oui, probablement que tes lèvres se seraient étirées jusqu’à m’offrir le plus joli sourire de toute la création mais à un verre près, tout aurait été différent. Je n’aurais pas eu à fuir. A un verre près, tous ces fichus souvenirs, douloureux souvenirs ne seraient pas remontés à la surface. Je t’aurais reconnue mais d’une main ferme, je les aurais maintenus enfouis bien profond dans le plus profond de mon être, là où ils se devaient de rester ! A un verre près, j’aurais été suffisamment saoul pour que mon esprit, désinvolte, enclenche l’apaisante déconnexion. Tu imagines ? A un verre près…

 

Par Greg - Publié dans : Extrait
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Jeudi 7 février 2008
  Je sais, le titre peut paraître un peu trop barbare, avec une connotation un peu trop sportive, mais ce titre est obligatoire pour moi tant ce tout petit commentaire en bas d'article, ainsi que cet achat (et oui les gars, un de plus ) de mon livre sur Thebookedition.com par toi, mon cher Jean-François, m'a fait plaisir. Allez, j'arrête de mettre un tiret à ton nom et t'appelle Jeff comme au bon vieux temps. 

  Donc, quelle surprise et quelle bonne surprise que de découvrir ton nom au bas de mon troisième article sur ce blog. J'espère juste que ces quelques pages que tu viens d'acquérir te plairont ( sinon tant pis, je ne rembourse rien !!! ) et que tu n'hésiteras ni à laisser ton commentaire après lecture ( sur ce blog ou directement sur le site du livre ) ni à répandre la bonne parole autour de toi et qui sait, peut-etre même au-delà des frontières et jusqu'en terres Luxembourgeoises.

  Et pour les autres, suivez le messi...
Par Greg - Publié dans : Pensées du jour
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