Pensées du jour

Dimanche 9 novembre 2008

  Alors voilà ! La grande nouvelle du week-end ! Et un de plus qui porte le total des ventes de "un soir parmi les autres" à : 51 !

  L'objectif premier étant atteint ( 50 exemplaires vendus ) tout ce qui arrive maintenant n'est que du bonus. Et quel bonus !

  Alors voilà ! Pas la peine d'en faire des tonnes, d'en écrire des pages et des pages. Je suis juste super heureux de cette vente supplémentaire, de cet intérêt supplémentaire porté à ce livre qui est le mien et que j'aime malgré ces défauts de jeunesse, malgré ces incohérences de débutant.

  Merci à tous ces lecteurs. Merci à tous mes lecteurs. Ne vous arrêtez pas dans votre élan. Parlez de ce livre, défendez-le bec et ongles comme je le défend moi-même depuis le début, propagez la bonne parole.

  Et la bonne parole est : 

                              Lisez "Un soir parmi les autres"

Par Greg
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Mercredi 5 novembre 2008

  Alors voilà ! C'est rare, mais c'est comme ça. Pas la moindre idée. Pas le moindre début d'idée. D'habitude, je ne réfléchis pas. Sur ce blog, j'entends, je n'ai jamais pris le temps de réfléchir à ce que je voulais écrire. Le titre venait naturellement, la suite coulait de source et les mots apparaissaient sur l'écran. Facilement !

  Alors voilà ! Je sais bien que c'est exactement ça qui est en train de se produire, que les idées coulent et que mes mots apparaissent presque spontanément sur l'écran. Je sais tout ça !

   
Et voilà donc la magie d'un blog !

  Peut-être devrais-je écrire mon second roman sur ce blog ? C'est vrai, puisque tout semble venir naturellement, facilement ; puisque mes mots s'enchaînent à une vitesse incroyable et que, plus j'écris, plus j'ai envie d'écrire, envie de théoriser sur l'écriture, donner mon avis et recevoir, en contrepartie, les avis et commentaires de ceux qui me lisent.

  Alors voilà ! Sûr que je n'écrirai pas mon second roman sur ce blog, mais sûr que ce petit exercice de fin de journée fait du bien à mon esprit, structure ce qui ne l'est pas encore tout à fait, oblige mes mots à s'extirper, plus ou moins volontairement, de cette enveloppe qui avait pris pour habitude de tout garder pour elle.

  Ce blog ne doit pas être un journal intime et ne le sera jamais. Mais ce blog peut et doit être l'élément déclencheur me permettant, après l'article écrit ; me permettant, dis-je, une fois l'ordinateur éteint, de prendre ce fichu cahier, d'empoigner mon éternel et pourtant jetable stylo et d'écrire pour de vrai, dans la vie vraie, mon vrai texte à moi.


Par Greg
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Jeudi 30 octobre 2008

  Alors voilà ! Moi, je me connais. C'est déjà pas mal et grand nombre de personnes vous diront que ce n'est pas le cas, qu'elles se cherchent encore et ce, quel que soit leur âge, qu'elles tâtonnent, qu'elles reculent, bref : qu'elles ne se connaissent pas !

  Or moi, je me connais. Seulement voilà, qui d'autre que moi-même me connait aussi bien... que moi-même ? Je sais, ça semble un peu compliqué mais donnez-moi deux minutes afin d'aller au bout de cet article

  Donc ! Moi, je sais que je ne suis pas à plaindre, que tout va bien dans ma vie, que je suis un homme heureux, épanoui, aimé car aimable, et aimant car aimé. Seulement voilà ! Alerté par des messages mettant en avant mon mal-être, ma difficulté d'être ( à la Cocteau ) résultant de ma difficulté d'écrire, force a été de constater pour moi que l'image se dégageant de ce blog, n'est autre que l'image d'un pseudo-écrivain névrosé, tari, aigri, triste et frôlant, bien malgré moi et pourtant à plusieurs reprises ; frôlant, dis-je, le pathos.

  Je dis ENOUGH ! Je dis ENOUGH et l'écris !

  Je suis un enfant. Un enfant qui a pris l'habitude de se plaindre lorsque tout ne lui tombe pas tout cuit dans le bec. Je suis un enfant qui aime à pleurnicher pour qu'une épaule se présente à son nez et l'autorise à la souiller de morve pré-pubère. Je suis un enfant qui sait qu'il sait écrire, qui sait que ses mots prennent forme facilement, sans forcer, facilement. Je suis un enfant mais j'ai trente ans, et rien que pour ça, il me fallait remettre les pendules à l'heure, dédramatiser la situation, me botter les fesses un grand coup et dévoiler, réellement, qui je suis à travers ces lignes.

  Je sais, ce n'est pas glorieux, cela ne me met pas trop à mon avantage mais c'est comme ça. Je suis comme ça. Je ne suis pas un artiste introverti. Je ne suis pas un poète maudit. Je suis juste un petit mec qui sait écrire et qui sait surtout que ses mots n'ont pas grande valeur puisque d'autres les ont écrits avant lui, et que d'autres encore écriront les mêmes après.

  Donc, ENOUGH ! Je poursuis mon travail d'écriture mais à compter de cet instant, j'utiliserai la flamme qui est la mienne, pour réveiller un peu ce blog, dynamiter ce personnage insipide et par la même, finir peut-être par être ce moi-même que tout le monde recherche.

Par Greg
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Lundi 27 octobre 2008

 Alors voilà ! 

  Ca y est, j'entre enfin dans le XXIème siècle et me décide à utiliser tous les moyens mis à ma disposition par le progrès afin de promouvoir un peu mon travail. Je vais donc me servir de ce blog pour vous faire découvrir mon premier roman, quelques pages de mon roman, quelques pages de ma vie. 

  Je ne sais pas bien encore si je serai assidu ou bien si tout ça ne va pas carrément me saouler en moins de temps q'il ne faut pour le dire, mais je vais tout de même essayer. Ah, cher petit roman ! Il faut donc bien que je crois en toi pour m'installer derrière ce clavier et faire ta promotion. 

  Et puisque c'est bien de toi dont il s'agit, autant faire les présentations et te montrer à la face du monde, avec cette fierté toute particulière que doivent ressentir les parents en montrant la photo de leur progéniture.


  Alors voilà ! Te voilà !

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  Alors oui, d'accord. Cette photo ne te met pas vraiment en avant, pas vraiment à ton avantage non plus mais comprends bien : Ceci n'est qu'un début, qu'une esquisse et comme tout début, il y a tâtonnements. Logique. Ne fais pas ta mauvaise tête et laisse-moi juste le temps d'apprendre à me servir correctement de cet outil. Tu verras... Sous peu, une foule d'inconnus viendra frapper à ta porte. Sous peu, la terre entière viendra faire ta connaissance. Ronge un peu ton frein et permets-moi les accrocs inhérents aux premières fois. S'il te plait... MERCI !!!!!

Par Greg
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Lundi 27 octobre 2008

  Alors voilà ! Je sais que ça fait petit garçon, je sais que ça fait flemmard et je sais que c'est nul. Mais c'est comme ça ! Je viens de me faire une journée de boulot franchement médiocre, voire désespérante et ce soir, pas la moindre envie d'écrire. Juste envie de laisser quelques mots ici, histoire de me plaindre, histoire de pleurer un peu sur ce sort qui est le mien et qui n'est finalement pas si terrible mais quand même.

  Alors voilà ! Ce soir, juste une soirée en amoureux, juste une soirée de repos, d'amour et de délestage mental.

  Alors voilà ! Ecrire n'est pas mon métier. J'aimerais cela mais il faut bien que je me rende à l'évidence. Ecrire est un métier et ce métier n'est pas le mien. Moi, je suis libraire. Je vends les livres que les autres écrivent. Frustrant et déprimant parfois, sympa et valorisant souvent.

  Je suis un libraire qui écrit lorsque sa journée s'est bien passée, lorsqu'il fait beau ou lorsque l'envie lui prend de noircir quelques pages, d'enchaîner quelques lignes.

  Je suis un libraire et j'écris lorsque je le peux et ce soir, je ne le peux pas.

  

Par Greg
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Jeudi 23 octobre 2008

  Alors voilà ! Bientôt le week-end et enfin un peu de temps pour moi, un peu de temps pour toi, futur second livre qui m'émerveille et me désespère.

  Qui m'émerveille d'abord, puisque dans ma tête, tu es déjà fini. Puisque dans ma tête, le mot fin a déjà été aposé, que le résultat est au-dessus de mes espérances, que tu es beau, bon, intelligent et fin, drôle et nerveux, grand quoi !

  Et qui me désespère quand je regarde les feuilles noircies, raturées, déchirées, mis en boule dans un coin de bureau, remplissant la corbeille sous ce bureau, tas de feuilles quasi inutilisable.

  Alors voilà ! Reste donc le plus dur. Mettre par écrit et vraiment par écrit tout ce merveilleux livre qui n'est pour l'heure qu'un fantasme. Fantasme élaboré, fantasme structuré mais fantasme tout de même.

  Alors voilà ! Bientôt le week-end et enfin un peu de temps pour moi, un peu de temps pour toi, futur second livre qui m'émerveille et qui, au final, ne me désespère pas plus que le premier ne me désespérait à la même période.

Par Greg
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Lundi 20 octobre 2008

  Parce que oui, bien-sûr que les idées sont là, que les idées trottent dans ma tête, que mon cerveau entre en ébullition extrêmement souvent et ce depuis mon plus jeune âge ; bien-sûr que mon esprit est plein d'histoires, toutes plus différentes les unes des autres ; bien-sûr que j'ai des sujets d'écritures pour des vies et des vies, seulement voilà ! Pour que ces idées prennent corps, pour que ces histoires parviennent à effectuer leur transhumance devant les conduire de mon cerveau jusqu'à la feuille blanche, en passant par ma main et la plume de mon stylo, il n'y a pas un pas, il n'y a pas un fossé... C'est un effroyable abîme qui sépare le haut de mon corps du bout de mes doigts. Et cet abîme, je le redécouvre à chaque nouveau projet, à chaque lancement de travail. 

  Par exemple : Depuis quelques jours, je me suis de nouveau mis au travail, je suis " entré en écriture " et la surprise qui fut la mienne à la vue de cet abîme m'a afligé. Comment, depuis tout le temps que je pratique ; comment suis-je encore surpris par ce trou gigantesque ( un peu plus à chaque fois ) ; comment et pourquoi ne suis-je pas habitué, enfin habitué à la dureté de cette tâche ?

  Alors voilà ! Je crois bien que je ne m'y  ferai jamais, que je serai éternellement surpris et que ma mémoire effacera éternellement ce fameux instant où, mon esprit en ébullition et ma plume à la main, je m'attelle à l'ouvrage, effrayé par l'ampleur de la tâche, paralysé par l'effort à venir, heureux aussi de savoir qu'à un moment ou à un autre, je regarderai ce gouffre, cet abîme infranchissable et que je le regarderai de l'autre côté, un peu de trois-quart, comme on regarde un danger que l'on vient d'éviter dans son rétro, le sourire aux lèvres, les battements de son coeur se calmant, heureux et fier d'avoir pu, une nouvelle fois, traverser !

Par Greg
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Lundi 20 octobre 2008

  Alors voilà ! Après presque dix mois de vie pour mon livre, une seconde jeunesse, un regain de forme et tout va pour le mieux. Les gens commencent à venir nombreux visiter ces quelques pages, lire mes quelques mots et certains - pas tous bien-sûr, pas encore - cliquent sur la bannière et découvre la page de vente sur thebookedition.

  Alors rien que pour ça, rien que pour eux et aussi un peu pour toi, cher livre, ne rien lâcher. Ne pas baisser les bras et attendre, avec envie, avec impatience, presque nerveusement, les belles surprises de la vie. Une vente, un message, un vrai contrat dans une vraie maison d'édition, qui sait...


  Et puis, comme dirait Hamlet : "Si ce n'est pas maintenant, c'est que ce sera plus tard. L'important est d'être prêt."

  Et prêt... JE LE SUIS !!!

Par Greg
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Samedi 7 juin 2008

  Juste une phrase, juste un titre et tout est dit puisqu'il n'y a rien à dire de plus, qu'il ne le mérite pas, que ça ne sert de toute façon à rien, qu'il poursuivra son massacre, qu'il continuera d'acheter de l'encre, de nourrir et d'user sa plume en écoutant de la musique et en disant cela face caméra comme une vérité absolue et ringarde à souhait, qu'il continuera aussi, et surtout, à toucher les gens qui n'ont rien demandé à personne et c'est bien là qu'est le problème, que quoi que je dise et quoi que je fasse Bernard Werber continuera d' "exercer" ce "métier" d' "écrivain" qui est le sien et que je veux bien lui laisser puisque pour en arriver là je ne suis prêt à faire ce qu'il fait, prêt à aucune concession, à aucun compromis, puisque je refuse d'écrire "L'ultime secret" et que, même si je m'autorisais ce dérapage artistique, cette mascarade littéraire, ma plume s'y refuserait, elle, préférant de loin le suicide immédiat à l'écriture nauséuse et dangereuse de ce livre.

  Bernard Werber m'a tué et rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume aurait alors pu, en un bref élan de courage et d'abnégation, par un simple craquement, une simple brisure, un parfait asséchement de son métal, un vrai et pur et bel arrêt d'alimentation ; rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume, à l'instant de noircir bêtement la toute première page de ce roman de gare qui ne peut et ne doit pas être considéré comme un roman et qui ne saurait trouver sa place, si infime et ridicule soit-elle, dans la plus petite de nos gares ; rien n'est plus douloureux pour moi que de savoir que sa plume aurait alors pu, de son propre chef, mettre un terme à tout ça, mettre un terme à tout cet énorme ça qui m'a retourné l'estomac, m'a rendu malade, m'a couché au sol et m'a laissé là, seul et sans armure, sans défenses, seul à me geler les fesses sur le sol de cette ruelle, sombre et froide et glauque ruelle que représente la lecture de "L'ultime secret" !

Par Greg
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Lundi 2 juin 2008

  Alors voilà ! Pour moi, qui suis un auteur auto-édité, qui ne passe pas par la filière classique, qui doit faire seul ma promo, ma pub, qui doit essayer de vendre - de me vendre - sans l'aide de personne ; pour moi, la rencontre avec un lecteur de "Un soir parmi les autres" s'apparente régulièrement à un repas de famille, à un apéro entre amis, à une fête d'anniversaire. Ce fut le cas ce week-end.

  Reste donc à déterminer si, lors de ce genre de soirée, après quelques verres et les langues qui osent enfin se délier ; reste à déterminer si la critique qui arrive à ce moment de la soirée et qui vient d'une personne connue ; reste à déterminer si cette critique est objective, réfléchie, froide et juste, ou bien si cette critique n'est rien de tout cela, vient juste d'un coeur trop sympa pour être franc, trop amical pour blesser malencontreusement cet ami qui se dit écrivain et qui ressemble à tout sauf à un écrivain.

  Et bien force est de constater que oui. Du moins pour cette dernière critique, celle de cet anniversaire, celle émanant d'une jeune fille que je connais peut-être un peu moins que les autres ; force est de constater que cette critique était tout sauf mièvre, tout sauf travaillée, tout sauf douce et lisse. Et c'est très bien ainsi.

Cette critique mettait en cause la lourdeur ou bien la non-progression d'un des deux personnages de mon livre. Et je n'ai pu dire le contraire. Cette discussion n'était pas animée, il n'y avait aucune revendication, ni de sa part, ni de la mienne. Tout ceci n'était que pure constation, que pur ressenti et je n'ai pu qu'être d'accord avec elle. Tant que mon style n'était pas à un obstacle à sa lecture, tant que mon histoire lui avait donné envie de lire ce livre jusqu'au bout, tout m'allait. Après...

  Après, on peut se dire que de la part d'une fille, quoi de plus normal. C'est un peu réducteur, j'en conviens, mais sensé. De la part d'une fille, d'une trentenaire, la logique est maintenue dans le fait que le personnage de Marion trouve plus facilement un écho en elle que celui de Vincent. Que la détermination de Marion la touche plus que le laisser-aller de Vincent, que son aquoibonisme. Que son besoin d'aller de l'avant, de ne plus se faire avoir, de refuser le retour en arrière la conforte dans ses propres décisions de vie, dans ses propres choix de vie qui sont ceux d'une jolie jeune fille, d'une jolie trentenaire.

  Et puis... Et puis, rien ne m'a bousculé. De tout ce qu'elle m'a dit à propos de ce texte qui est le mien et qu'il ne faut absolument pas maltraiter, qu'il faut respecter comme un enfant que j'aurais et que je protégerais envers et contre tous ; tout ce qu'elle a dit à propos de lui m'a semblé juste et - cerise sur le gâteau - justifié par elle.

  Alors voilà peut-être la marque d'une vraie critique. Voilà peut-être la seule et unique manière de se rendre compte du niveau d'objectivité de ladite critique. Quoi qu'il soit dit, quel que soit le degré de positif ou de négatif d'une critique, si rien de ce qui est dit ne vous oblige à sauter par dessus la table, à attraper la personne qui se permet de juger votre travail par le col, à la faire tourner au-dessus de votre tête pour finir par la balancer négligemment dans la vitrine de ce bar que vous détestez à présent ; si aucune réaction de la sorte ne vous emporte à la fin de son laïus, et bien... et bien c'est que celui-ci avait toutes les raisons d'exister et qu'en plus, vous êtes sur la bonne ; sur la voie de l'acceptation et de l'objectivité.

  Félicitations...

Par Greg
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