Extrait

Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 19:06

  Alors voilà ! Puisque vous tous ( et surtout toi, Anne ) voulez lire le début du chef-d'oeuvre qu'est "Un soir parmi les autres" ; puisque vous tous ( Et surtout toi, Anne ) souhaitez savoir ce qui se cache derrière mes mots, derrière ce blog, derrière mes souvent jérémiades, et parfois traits de génie, voilà l'endroit où le premier chapitre s'ouvre à vous, vous accueille, vous demande de l'excuser pour le bazar mais vous offre le gîte et le couvert avant même que vous ne lui posiez la question, juste par amitié, bonne éducation et franche sympathie.


  Précipitez-vous, tous autant que vous êtes ( et surtout toi, Anne ). 

 

Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 21:46

 

  Sur les conseils avisés de Mamirène, voilà une bannière en correct état de marche. Essayez-la...                                                                                                                                                                                                         


Le livre Un soir parmi les autres

Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 18:38
Alors voilà ! Une nouvelle et particulièrement jolie vitrine pour toi, mon pote. Croise les doigts pour que les visiteurs viennent nombreux te découvrir sur LULU.COM

Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 12:21

 

  Sur les conseils avisés de Mamirène, voilà une bannière en correct état de marche. Essayez-la...                                                                                                                                                                                                         


Le livre Un soir parmi les autres

Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 12:11
Voici un extrait du chap.6 de " Un soir parmi les autres "



   Alors voilà ! Le silence. Sur ce quai désert, toi assis et moi debout face à toi, notre rame est partie, laissant le silence envahir cet espace que je ne connais pas ; laissant le silence envahir ce quai que je n’avais jamais vu jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce soir. Notre rame est partie, emportant avec elle tous mes poids morts, libérant mon corps et désormais, je me retrouve debout face à toi et légère ; debout face à toi et sereine. Notre rame est partie mais nos sourires demeurent. Mon sourire demeure et si je pouvais contempler mon visage dans le reflet d’un quelconque miroir, sûre qu’il me serait aisé de constater que ce sourire fait plaisir à voir. Alors, profitons… Je ne suis toujours pas plus avancée, je n’en sais toujours pas plus quant au devenir de nous et de notre nuit mais cela n’a plus grande importance. Nous sommes là et c’est déjà pas mal. Je m’accroupis face à toi et pose mes deux mains en appui sur tes genoux. Je n’ai plus peur, Vincent. Cela peut paraître bête et enfantin mais c’est pourtant la vérité. Là, je n’ai plus peur. Je n’ai même plus mal. Je suis une adulte et ce qui est fait est fait. Quoi que je dise et quoi que je fasse, rien ne nous permettra de repartir d’où nous venons, de faire ce fichu bon en arrière et dans le temps. Rien ne nous permettra de revenir dix ans plus tôt, sur cette place en plein cœur de Paris et de changer la donne. Rien ! Ni volonté, ni prière, ni rame de métro ni rien. A présent, je suis lucide, Vincent. Je sais cela et je sais aussi que notre histoire ne s’est pas jouée à cet instant, que notre histoire avait rapidement perdu de son éclat, que nous avions lutté, que nous nous étions acharnés mais que c’était couru d’avance. Je suis lucide et je sais que la peur de l’échec et de la solitude m’avait de nombreuses fois empêchée de dire stop, de mettre un terme à toute cette souffrance. Je suis lucide et je sais que j’ai été lâche. Lâche au point de t’en vouloir pour m’avoir abandonnée, pour m’avoir plantée là, seule au milieu de cette cohue de touriste, seule au soleil de mai. A présent et sur ce quai, je suis lucide, Vincent. Je t’ai aimé comme personne et je t’aime encore. Mais ce n’est pas si simple. Ou plutôt si, c’est si simple que ça. Tu fais partie de moi et jusqu’à ce soir, j’étais parvenue à me persuader qu’il n’y aurait personne après toi, que tu avais été le seul et véritable et que par conséquent, tu demeurerais le seul et véritable et pour toujours. Mais notre rame est partie. Notre rame est partie, emportant avec elle un peu de ma noirceur et un peu de mes peurs. Notre rame est partie et je décide de profiter de nos retrouvailles ; d’en profiter pleinement. Ce qui est fait est fait. Mon avenir n’est pas tracé, il ne peut pas l’être. Pas après ce soir. Mon futur ne sera plus conditionné puisque notre rame est partie, que ce qui est fait est fait ; puisque tu continues de sourire et que je me redresse lentement, que je glisse mon bras gauche autour de ton cou et que tes cuisses supportent désormais et sans fléchir le nouveau poids de mon nouveau corps libéré. Tu ne dis rien. Tu ne dis rien et profites, simplement. Je le vois dans tes yeux. Presque machinalement, ma main s’écarte de ton épaule pour se poser au milieu de ta tignasse faussement rebelle. Tu ne dis rien et profites, simplement. A présent, tes yeux sont clos et si je continue de caresser tes cheveux, je vais bientôt pouvoir t’entendre ronronner comme un gros chat tant le geste que je fais t’a toujours apaisé et t’apaise encore. Tout est logique. Tout cet instant et toute cette nuit ; tout est logique. Toi assis sur le fauteuil bleu de ce quai désert et moi, assise sur tes genoux et ma main dans tes cheveux. Logique. Toi, les yeux clos, au comble de l’apaisement et moi qui approche délicatement mes lèvres de ton front pour y déposer le plus tendre des baisers. Logique. Toi qui souffle doucement que tu n’échangerais ta place pour rien au monde, que tu aimerais que cette seconde dure toute la vie et moi qui approche à présent mes lèvres de ton oreille, qui permet à ces lèvres de s’entrouvrir, laissant sortir tous les mots qu’une jeune femme est capable de dire à l’oreille de son seul et véritable amour lorsqu’elle ne l’a pas revu depuis dix ans et qu’elle se retrouve sur un quai désert et assise sur ses genoux. Logique ! Plus de larmes, Vincent. Plus de larmes et plus de colère et plus de rancœur et plus de passé. Je continue de murmurer à ton oreille et je sens ton corps se détendre au fur et à mesure de mes phrases. Voilà bien où nous en sommes, jeune homme. Voilà exactement où nous en sommes et voilà bien la seule certitude du moment. Pour le reste… Pour le reste, tu décides d’intervenir. Tu décides qu’il est temps et qu’à présent, c’est à toi de jouer. Puisque de mon côté tout est clair ; puisqu’il n’y a plus d’ambiguïté quant à notre passé puisqu’il n’y a plus de passé, tu décides que c’est à toi de prendre le jeu à ton compte ; que c’est à toi d’en dicter les règles, les nouvelles règles et que cette solution te convient parfaitement. Tes yeux sont maintenant grand ouverts. Tes yeux sont grand ouverts, brillent et semblent déterminés à l’accomplissement de leur destin. Je n’ai plus qu’à me laisser gentiment glisser le long de tes cuisses jusqu’à reprendre contact avec le sol. Je n’ai plus qu’à attendre debout que ton corps se dresse, bien droit et immobile à côté de mon corps. Je n’ai plus qu’à laisser ta main s’emparer de la mienne, plus qu’à emboîter ton pas rapide et résolu. Je n’ai plus qu’à te suivre, presque en courant. Je n’ai plus qu’à grimper deux à deux les marches de l’escalier nous conduisant vers la sortie de ce monde souterrain, nous ramenant jusqu’à la surface, jusqu’à l’air libre où le froid et le vent nous saisissent violemment et stoppent d’un coup notre course. Là, côte à côte en haut de cet escalier, la lune éclaire faiblement les alentours et je ne sais absolument pas où nous nous trouvons. Je ne sais rien du lieu où nous sommes mais la flamme dans tes yeux n’a pas baissé en intensité, au contraire. Tu sembles plus déterminé que jamais. Après cette courte pause due aux conditions hivernales, tu reprends ta course, serrant toujours fermement ma main dans la tienne, m’entraînant dans un dédale de rues plus sombres et désertes les unes que les autres. Je ne peux plus articuler. Je ne peux même pas te demander la destination vers laquelle tu m’entraînes, le nom de l’endroit où notre course doit prendre fin tant le froid assèche et colle mes lèvres ensemble. A la fin d’une ruelle, résignée, je m’apprête à enchaîner, à replonger dans l’obscurité d’une autre ruelle et d’une autre encore mais tes jambes cessent de courir passant de la course à la marche rapide, de la marche rapide au pas lent, du pas lent à l’arrêt ferme et définitif, à l’arrêt face à cette végétation qui n’est autre qu’une haie, que la haie fournie et impénétrable d’un quelconque jardin qui ne me rappelle rien.
 
   Non, jeune homme ! Certainement pas. Je vais d’abord reprendre mon souffle, permettre à mon rythme cardiaque de se calmer et nous allons poursuivre gentiment notre ballade, trouver peut-être un endroit accueillant et chaud au sein duquel nous pourront peut-être commander un café si la machine fonctionne encore et c’est tout. Voilà ce que nous allons faire. Non, jeune homme ! Il est parfaitement impensable que je te suive à travers ces buissons, à travers cette haie juste pour voir à quel point ce parc est beau la nuit, à quel point ce parc est magique lorsqu’on est seul à l’intérieur. Certainement pas ! Il n’y a même pas de trou pour traverser. Il n’y a pas de trou mais il doit certainement y avoir un garde, peut-être même plusieurs et de toute façon la réponse est non. N’insiste pas ! Rien à faire… Tu n’entends pas mes protestations. Tu reprends ta marche et longe un peu la haie, cherchant apparemment quelque chose, poursuivant ta marche et t’arrêtant enfin près d’une grosse et vieille branche sans épines ; grosse et vieille branche qui dépasse et qui semble être ton repère. Non, Vincent ! Si je marche jusqu’à toi et jusqu’à cette branche, c’est simplement pour ne pas rester seule et dans le noir, plantée sur ce trottoir pendant que mon seul et véritable amour joue les aventuriers. Non, Vincent ! Ce n’est pas parce que tu pousses cette fameuse branche sur le côté, dévoilant ainsi un espace, une petite ouverture dans laquelle seul un enfant pourrait se glisser et que tu y engages ta jambe droite que je vais t’accompagner. Certainement pas ! Non, Vincent. Ce n’est pas parce que, à présent et de l’autre côté de la haie, tu me tends la main pour m’aider à franchir l’obstacle, pour m’inviter à te rejoindre que je vais te suivre. Non, Vincent. Certainement pas !
 
   Alors voilà ! Les branches épineuses fouettant mon visage, les pieds marchant sur je ne sais quoi et ma main bien au chaud dans la sienne, je râle pour la forme mais au cœur de cette haie comme au cœur de cette nuit, mon sourire fait plaisir à voir.   
 
 
 
 
 
Par Greg - Publié dans : Extrait - Communauté : les auto-édités
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 11:31
Bon d'accord ! Le coup de l'extrait avec simplement la page de garde d'affichée... j'avoue que c'était peut-etre un peu limite. Donc ! Pour me faire pardonner, voici en exclusivité mondiale le premier et véritable extrait tiré tout droit du roman de l'année. Profitez-en bien. Si ce bout de texte ( c'est toujours super délicat à choisir un extrait. Si, si. Je vous assure ) ; si ce bout de texte vous met l'eau à la bouche - et c'est le but, non ? ; si ce bout de texte vous donne l'envie de voir plus loin, de le découvrir pleinement, n'hésitez pas. Vous pourrez le trouver dans son intégralité sur Thebookeditoin.com.

  Promis, c'est la dernière fois que j'écris le nom du site surlequel on peut acheter mon livre. J'ai la vilaine impression que mon statut d'auteur est en train de céder la place à celui de vrp et ce n'est pas pour me donner le sourire. Bref ! Bonne lecture et à très vite sur Thebookedition.com ( T'avais pas dis que tu n'écrirais plus le nom du site ?????????? )



Extrait du 1er chapitre de " Un soir parmi les autres " :



  Là, dans cette rue, mon corps se dresse, immobile, ne comprenant que moyennement ce qui lui arrive mais sûr d’une chose. Je suis sûr de cette chose. Je suis sûr qu’à cette heure et en ce lieu, mon plan ; ce plan si parfaitement travaillé, si minutieusement orchestré ; mon plan n’a pu aboutir. Là, dans cette rue, dans ce froid, dans ce presque rien, je laisse mon corps à ses tremblements dans le noir de ce soir qui ne devait être qu’un soir parmi les autres.
 
  Réfléchis ! Réfléchis ! Que vas-tu faire, à présent ? Quels choix s’offrent à toi ? Quelle peut être l’autre, la meilleure ? Quelle doit être l’autre solution, la meilleure solution maintenant que ta fuite est réalisée ? Cesse de trembler ! Que pouvais-tu faire d’autre ? Que pouvais-tu faire d’autre face à ce visage, face à ce fantôme que tu avais oublié et qui t’a souri le plus naturellement du monde ? Réfléchis ! Ta fuite à présent réalisée, il te faut reprendre le dessus, remettre tout en ordre et reprendre le dessus. S’il te plaît… Cesse de trembler ! Cesse de trembler et réfléchis. Réfléchis !
 
  D’abord, me couvrir. J’ai beau ne pas tout à fait réaliser les enjeux de cette situation, je me gèle. D’abord, me couvrir. Puis marcher. Qui sait ? Peut-être qu’en marchant, affrontant le froid et ses morsures, le col relevé et les mains bien au fond des poches, tout cela va disparaître. Je n’y crois pas une seconde mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais qu’il me sera désormais parfaitement impossible d’oublier cet instant, d’oublier ce sourire mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais que les jours à venir vont m’être particulièrement détestables, que je me prépare à plonger dans un abîme de nostalgie, dans un abîme de mélancolie mais j’avance. Quand même. Dans cette rue presque déserte, je sais que mon esprit fait déjà le tri, prêt à me proposer toutes les images ayant lien avec cet instant, avec ce sourire ; toutes ces images que j’avais mis dix ans à enfouir au plus profond de mon être. Je sais que ces images ne seront plus longues à remonter à la surface, traînant dans leur sillage un cortège de douleurs passées et je sais que les jours à venir vont m’être particulièrement détestables. Je sais tellement tout ça, j’en suis tellement conscient que d’un coup et sans leur en avoir donné l’ordre, mes pieds débrayent, cessent leur travail de marche en avant. Je suis immobile. Là, seul et à l’arrêt dans cette rue presque déserte, tout se calme et moi aussi. Mon cœur se calme et moi aussi. Mes tremblements se calment et moi aussi. Je sais qu’il est inutile de rêver, mais sérieusement… A un verre près ! Si tu m’avais accordé, ne seraient-ce que dix minutes… Si tu ne m’étais apparue ne seraient-ce que dix minutes plus tard, j’aurais eu le temps d’achever ce plan qui semblait si parfait. Alors oui, dix minutes plus tard, j’aurais tout de même croisé ton regard. Oui, notre reconnaissance aurait été réciproque et oui, probablement que tes lèvres se seraient étirées jusqu’à m’offrir le plus joli sourire de toute la création mais à un verre près, tout aurait été différent. Je n’aurais pas eu à fuir. A un verre près, tous ces fichus souvenirs, douloureux souvenirs ne seraient pas remontés à la surface. Je t’aurais reconnue mais d’une main ferme, je les aurais maintenus enfouis bien profond dans le plus profond de mon être, là où ils se devaient de rester ! A un verre près, j’aurais été suffisamment saoul pour que mon esprit, désinvolte, enclenche l’apaisante déconnexion. Tu imagines ? A un verre près…

 

Par Greg - Publié dans : Extrait
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